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A quoi a servi l'argent public en 2024..?
L’Insee publie chaque année une décomposition des dépenses publiques par « fonction ». Les « fonctions » de cette nomenclature internationale correspondent pour la plupart à des politiques publiques. Cette répartition des dépenses par politique publique permet de voir à quoi ont servi chaque année 1 000 € de prélèvements obligatoires (impôts et cotisations sociales), donc à quoi « l’argent public » a servi, en supposant que les prélèvements obligatoires et les autres ressources des administrations publiques financent les mêmes dépenses.
Cette hypothèse est discutable puisque les impôts et les cotisations sociales sont affectés à des administrations particulières (État, collectivités locales, sécurité sociale…). Les circuits de financement entre l’État, la sécurité sociale et les collectivités locales sont toutefois tellement complexes qu’il est difficile de distinguer ce qui est financé par tel impôt ou telle cotisation. En outre, il n’y a pas d’affectation des recettes à des dépenses particulières au sein du budget général de l’État ou de ceux des collectivités locales.
Les impôts et cotisations sociales sont payés par les ménages et par les entreprises et il n’est pas toujours facile de déterminer qui les supporte réellement. Il n’est donc pas fait ici de distinction entre les prélèvements dus par les ménages et par les entreprises.
Ce billet présente d’abord un panorama des usages de l’argent public en 2024 puis des zooms sur son utilisation pour des politiques publiques particulières. Des notes ultérieures présenteront l’évolution à long terme de cette répartition et compareront les dépenses de la France par politique publique avec celles des autres pays européens en 2024 lorsque les statistiques nécessaires auront été publiées par Eurostat.
Le total des dépenses publiques est égal à 1 672 Md€, soit 57,2 % du PIB, en 2024 et, pour 1 000 € dépensés par les administrations publiques, les dépenses de protection sociale sont de 571 €, dont 259 € pour la vieillesse (retraites et pensions de réversion), 206 € pour la santé, 40 € pour les familles et 29 € pour les allocations de chômage ; les dépenses d’enseignement sont de 89 € ; le soutien des activités économiques est de 99 € (les aides et subventions aux ménages et entreprises hors transports sont de 63 € et les dépenses de transport sont de 36 €) ; les dépenses des « services généraux » sont de 61 € ; les dépenses militaires sont de 32 € ; les intérêts de la dette publique sont enfin de 35 €.
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